La terre un espace de création sensible.

Au cœur de ma démarche, un regard tendre et amusé sur le monde. Les choix de finitions soulignent la poésie du moment.

A l’origine de la création

Rêver, marcher, s’arrêter, regarder, ramasser…  Voyager, observer, échanger… Bref, se nourrir de la vie, puis plonger les mains dans la terre.
Terre qui absorbe et nourrit à la fois, qui me donne énergie et liberté. Découvrir ce nouvel espace de création sensible, modeler avec plaisir, s’exprimer mais aussi écouter la matière et la laisser parfois décider, s’adapter à sa volonté, l’écouter…
Terre rugueuse ou lisse, comme un retour aux origines, et qui prend vie à chaque étape : du modelage à la cuisson finale.
L’expression par la silhouette est au cœur de mon travail. Lentement mûrie, dessinée, modelée, jusqu’à enfin sa naissance.  Alors, plus de limite, il faut chercher dans la posture tout ce qu’elle peut exprimer. Le détail devient l’exception qui souligne la poésie du moment ou son insolite.

Techniques

La collection des Z’hommes est réalisée en grès avec enfumage lors de la deuxième cuisson (façon raku) que les vestes soient émaillées ou bien couvertes d’une sigillée fabriquée sur place.
La cuisson raku consiste à sortir à chaud une pièce et à la travailler avec de la sciure et du journal. Les pièces s’enflamment et la terre se patine avec la fumée. Née de la terre et des mains, les sculptures naissent une seconde fois en sortant des flammes.
Je travaille l’enfumage des pièces une par une à vue, au sol, et non en cuve ou en bidon. Ainsi, je poursuis jusqu’à obtenir les nuances de gris qui me conviennent.Cette cuisson vient patiner la terre, lui donnant un aspect moderne, brut et doux à la fois. Elle apporte force et contraste aux Z’hommes.

Z’homme en feu pendant la cuisson raku

Les Z’amis sont en grès cuits à haute température.Leurs couleurs joyeuses proviennent d’engobes et d’émaux fabriqués à l’atelier qui me permettent de jouer sur le contraste des matières.

Les Z’utiles sont créés en grès émaillé haute température. Les paysages marins naissent d’un jeu de superposition d’émail.